jeudi 11 juin 2015

RASSEMBLEMENT DU 8 JUIN :

quand la mairie reste fermée aux habitants…

(Ce texte recoupe en partie le communiqué du DAL)


Ce jour-là avait lieu un conseil municipal. Une suspension de séance avait été déposée par le DAL, afin que la parole soient données aux mal-logés de la commune ainsi qu’aux associations et collectifs de solidarité. Le maire, William Delannoy ayant refusé sans préciser les raisons de ce refus, nous étions donc une centaine, sinistrés du 17/19 rue Jules Vallès, habitants du « village » Rrom dit d’insertion, habitants du CARA ainsi que leurs soutiens et simples citoyens, à manifester devant la mairie, avant le conseil municipal. Puis, banderoles et casseroles rangées, nous avons voulu entrer dans la mairie, en tant qu’audoniens, audoniennes, venus assister au conseil. Mais les portes de celle-ci sont restées fermées, la police municipale et la police nationale en bloquant les entrées tout en repoussant violemment celles et ceux qui protestaient contre cette interdiction d’entrée à l’hôtel de ville, lors d’un conseil, interdiction parfaitement illégitime.  


Lias Kemache, 1er adjoint, a alors proposé qu’une délégation intervienne, mais le DAL, comme l’ensemble des personnes présentes, exigeaient que les portes de la maison commune soient ouvertes à l’ensemble des habitants désireux d’assister au Conseil. Nous avons donc refusé, via le DAL, cette proposition. Plus tard, Denis Vemclefs, du groupe de l’opposition, est venu nous faire part d’une déclaration du maire selon lequel le conseil était prêt à nous recevoir avec les habitants. Mais les portes sont restées désespérément closes et le conseil s’est déroulé, jusqu’au bout, à huis clos… Des audoniens et audoniennes, présents lors du rassemblement, envisagent d’attaquer en justice la municipalité pour cette fermeture arbitraire lors d’un conseil municipal n’ayant pu se dérouler dans les conditions légales d’accès.

La directrice de cabinet de maire a toutefois promis qu’un rendez‐vous serait proposé par le maire, pour la semaine prochaine. Nous attendons donc cette première proposition.

De cette soirée mouvementée, il ressort qu’à l’heure actuelle non seulement nous nous heurtons à la même fin de non recevoir concernant nos demandes, réitérées, de dialogue avec les autorités municipales, mais que leur position semble devoir se durcir encore : décider de tenir à huis clos un conseil municipal à seule fin d’en interdire l’accès aux mal-logés de la commune, est loin d’être anodin !

Les familles Rroms étaient présentes en nombre lors de ce rassemblement, et

nous restons, plus que jamais, mobilisés à leurs côtés (travail quotidien sur les dossiers, avocats, courrier à la préfecture, médias,…).  
Nous lançons, une nouvelle fois, un appel à toutes les bonnes volontés : plus nous serons nombreux et plus nous augmenterons les chances de ne pas voir les familles expulsées sans solution de relogement, et les enfants absents des écoles de Saint-Ouen, lors de la rentrée de septembre.  

 



NOUS DEVONS CONTINUER A NOUS MOBILISER !

Le Collectif de Solidarité aux Rroms de Saint-Ouen en Danger


POUR NOUS CONTACTER :


(A lire ci-dessous  : l’article du Parisien, paru le lendemain du rassemblement).






 Photos Daniel Maunoury

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